Accueil Date de création : 23/03/08 Dernière mise à jour : 26/10/09 16:48 / 530 articles publiés
 

Les filles et les gars...  (Participations) posté le dimanche 23 mars 2008 20:07

Ecrit à quatre mains, avec ma Marie chérie…

Les filles ça fait chier l’monde
Les filles c’est jalouz pour un rien
Mais les filles elles vous zaime

Les mecs, ça sait que faire chier les blondes
Les mecs c’est toujours que ça s’plaint
Mais les mecs y vous zaiment

Les filles se prennent toujours la tête
Les filles elles jouent les girouettes
Mais les filles aiment faire la fête

Les mecs puent dans leurs vieilles chaussettes
Les mecs n’aiment pas les filles girouettes
Mais ils pensent qu’à leur faire leur fête.

Au resto, les filles mangent pas lourd
Elles font que des boulettes de pain
Mais les filles on les zaime.

Au resto, les gars c’est bien lourd
C’est pas de leur faute mais celle du vin
Mais les gars ils nous aiment

Les filles ça se sent jamais bien
Ça fait rien qu’avoir la migraine
Mais les filles on les zaime

Les gars, eux ils n’ont jamais rien
La moindre coupure c’est la gangraine
Mais les gars il nous zaiment

Mais les filles sont bien trop jolies
On voudrait jamais qu’elles nous laissent
Car les filles on les zaime

Mais au fond les garçons sont gentils
Et on veut que jamais ils ne cessent
De nous montrer qu’ils nous zaiment
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La semaine de la langue française (1)  (Participations) posté le dimanche 23 mars 2008 19:56

semaine2.jpg

Cette année, le printemps des poètes a pour thème “Les mots de la rencontre”, avec dix mots proposés autour desquels écrire. Visage, s’attabler, toi, rhizome, passerelle, palabre, tact, boussole, apprivoiser, jubilatoire. Dans ma commune, un atelier d’écriture était proposé où nous nous sommes “rencontrés” pour partager nos sensations devant la feuille. J’insèrerai un lien lorsqu’il sera disponible pour retracer le travail de chacun d’entre nous.

Auparavant, j’avais écrit, comme il était proposé, quelques textes sur lesquels j’avais réfléchi… Il s’agissait d’écrire en utilisant soi un seul ou plusieurs mots du thème, un texte de sept à soixante-dix-sept mots. Voici donc quelques textes que j’ai alors soumis.
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Depuis toi, finalement
Je n’ai rien appris, vois et ris aux malheurs qui m’accablent
N’était-ce qu’un accident ?
Je vis à Gisors, pâle, abruti de douleurs, enlisé dans mes sables
Je bous, solliloque
Ça t’a blessé ? Que je fuis de ce jus. Bile. A toi, refaire ta vie
Je ne suis plus que loques
Toi t’as qu’tes rêves, à ta blessure, passent réelles envies
Rends compte, renais !
Nous nous sommes rencontrés, nous nous sommes aimés.

_________________

 

De la rencontre de toi et moi
Où j’ai cru un moment t’apprivoiser
Alors que bien sûr, de toi à moi
Je me suis évidemment laissé dompter

 

Bien que n’ayant rien de sauvage
D’amour j’étais tant affamé
Me suis nourri de ton visage
A ton corps me suis attablé

 

Toi, mon moteur, ma seule raison
Ma boussole, ma passerelle vers la vie
Mon passeport pour chaque saison
Dont’acte, sans palabre tu pars, et c’est avec lui.

 

_________________

 

Après que nous nous sommes rencontrés
Après que nous nous sommes aimés
Après avoir tenté de nous apprivoiser
Après, vois-y ce que nous en avons fait

 

Je sais qu’aujourd’hui tu ris aux mots
Dans le village de ma vie, tu dodelines
T’opine en bourg

Je sais aussi que tu ris aux tôts
Matins de ton âge qui te rendent sublime
Et auxquels j’aimerai rester sourd

 

Je m’asperge et me flagelle
Me bats avec mes propres verges
Mais ne peux imaginer celle
Que je pourrais emmener sur mes berges

 

Qui et pourquoi devrai-je renverser
Gentiment, doucement aliter
Ou bien plus rudement malmener
Attablée, allongée, moi tentant de gagner

 

Gagner quoi ? Je ne me ferais que mal

Et ne saurais lui procurer nul bien
Car je t’ai tout donné
Et tu as tout pris, rien que de plus normal
Et pour ma peine je n’ai plus rien
Car tu as tout gardé.

_________________

 

Avec tact, pouvoir enfin vous courtiser
Avec tact, savoir vous dire votre beauté
Avec tact, vouloir de moi tout vous donner

 

Avec tact, vous faire danser la javanaise
Avec tact, malmener votre langue française
Avec tact, vou mettre dans mon assiette anglaise

 

Avec tact, vous montrer l’endroit où je couche
Avec tact, vous emmener dessous la douche
Avec tact, tout exiger de votre bouche

 

Avec tact, tendrement, de mes doigts caresser
Avec tact, sagement dégrafer puis griffer
Avec tact, doucement vous prendre, vous culbuter

 

Avec tact, vous faire mourir de vous aimer
Avec tact, vous faire souffrir de mes baisers
Avec tact, vous faire jouir par la pensée

 

Avec tact, crier votre nom sur les toits
Avec tact, hurler ma douleur, mes émois
Avec tact, parvenir à vous appeler toi.

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La semaine de la langue française (2)  (Participations) posté le dimanche 23 mars 2008 19:54

Vendredi 21 mars, atelier d’écriture à la bibliothèque de Gisors, où soit dit en passant, nous avons été réçu par des êtres charmants, passionnés et compétents. Il s’agissait donc ici de tirer au sort un des dix fameux “maux” (?) et de laisser notre stylo faire le reste… Le mien n’a pu faire mieux que ce qui suit…


Tact
Le tact nous claque à la bouche comme un heurt, une collision soudaine. Amusant semble-t-il, lorsque l’on se rapporte à sa signification : à pas feutrés vers l’autre, sans vouloir blesser l’autre… La diplomatie a ses mystères.


Visage
Sept personnes autour d’une table, sept visages différents, chacun avec ses courbes, ses arêtes, ses volumes. Un visage pour chaque jour de la semaine. Nous sommes vendredi. Je serai dimanche.


Palabre
Paroles, paroles, paroles…
Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots…
Palabres
Il faut encore que tu t’y colles
Palabre
Singulier ou pluriel, je ne suis pas
A l’abri des phrases inutiles


Rhizome
Décidément, c’est bien là la chose qu’elle détestait le plus au monde. S’abaisser à attendre son tour dans ses interminables files d’attente, tickets de rationnement en main, comme si elle mendiait, pour elle et pour la chair de sa chair ce qu’elle méritait pourtant. Et tout ça pour se nourir de ces rhizomes insipides. “Vivement la libération” se dit-elle, “elle doit avoir bien meilleur goût.”


Toi
Toi, tu rends dingue
Toi, tu rends zinc
Et c’est à cause de toi que je m’y rends


Apprivoiser
Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’étaient pas les certitudes qui l’étouffaient. Oui, il pensait avoir apprivoisé certaines choses. Son stylo, par exemple. Et puis après ? Elle ? L’avait-il apprivoisée ? Certes non. Du reste, elle ne se serait jamais laissée faire. L’apprivoiser pour quoi faire ? La tenir en laisse ? L’enfermer dans une cage ? Une chose demeurait certaine cependant : il aurait aimer s’apprivoiser, lui.


Passerelle
Damoiseau, damoiselle
Ritourneau, ritournelle
Passereau, passerelle
Je suis passé, passera-t-elle ?
Certainement pas !


Boussole
“Oui, oh ! Une boussole, pourquoi faire ?”. Ça, Damien avait toujours été plus fort que tout le monde. C’était plus fort que lui, justement. Aujourd’hui, il avait tout gagné, lorsqu’il fit son entrée dans le réfectoire, alors qu’à sa vue, le brouhaha des palabres fit place à un assourdissant silence, et que tous les yeux se fixèrent sur lui. Il ne restait même plus de dessert.


Jubilatoire
La reine Elisabeth II a eu son jubilé. Jean-Pierre Papin également. Les grands esprits se rencontrent ! Moi aussi, un jour, je jubilerai. A toire ou ailleurs, je m’en fous. Du moment que je jubile.


S’attabler
Toujours fort attendue par tous, cette réunion annuelle où la famille entière se retrouvait pour s’attabler et se raconter pendant un repas qui durait un temps infini. De l’apéritif de midi jusqu’à la soupe à l’oignon pour les plus courageux, jusqu’à la camomille pour les moins vaillants. Cette journée avait un sens.

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Notre chanson  (Les rimes) posté le dimanche 23 mars 2008 15:39

Une vingtaine de mesures
Plus une petite intro
Voilà le temps que dure
Notre chanson d’amour

 

De beaux accords majeurs
Quelques impros solo
Des désaccords mineurs
Notre chanson d’amour

 

Je ne peux que me la repasser
Encore et encore l’écouter
Toujours elle me fera pleurer
Partition terminée

 

Je le voulais ad lib
Notre plus beau duo
Notre hit fait un un bide
Notre chanson d’amour

 

On a pondu des choeurs
Qu’étaient loin d’sonner faux
Un frère pour une grande sœur
Notre chanson d’amour

 

Tu entends sans plus écouter
Ce qui a fait notre succès
P’t’être qu’on ref’ra des tournées
Pour l’instant je fais les cafés

 

T’as trouvé un autre producteur
Pour ta nouvelle carrière
Le business connait pas le malheur
Il veut des chansons d’amour

 

Maintenant on est à la coda
Notre âge d’or est resté derrière
Je sais que sans moi tu sauras
Faire des chansons d’amour

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Mort...  (Les rimes) posté le dimanche 23 mars 2008 15:27

Pour un premier article, ça commence sous les meilleurs auspices…

 

Ce fut une belle cérémonie
Vin d’honneur réussi
La rosette à chaque revers de veste
Et puis pareil dans les assiettes

 

On a eu le droit aux petits fours
Les gosses jouaient dans la cour
Les vieux vêtus de leur costume
Pour ces honneurs posthumes

 

On s’est caillé pendant des plombes
En plein vent, devant les fausses bombes
Pourquoi c’est pas au mois de juillet
Qu’on rend hommage aux macchabées

 

Ça résonne dans la tête
Comme dans la salle des fêtes
Ces échos infinis
Cette longue lithanie

 

Aron, Raymond : mort pour la France
Auriol, Vincent : mort pour la France
Balavoine, Daniel : mort pour l’urgence
Bérégovoy, Jean-Pierre : mort pour la France
Boulay, Steevie : mort pour la France
Colas, Alain : mort en vacances
Collucci, Michel : mort en Provence
Curie, Marie : morte pour la science
Danton, Georges-Jacques : mort pour la France
Dolto, Françoise : morte pour l’enfance
Eloi, le bon Saint : mort pour la France
Ferry, Jules : mort pour sa semence
Gandhi : vivant dans ma conscience
Hitler, Adolf : mort pour la France
Jacob, Max : mort pour la France
King, Martin Luther : mort non-violence
LaSemoule, Harry : mort de souffrances
Le Seizième, Louis : mort pour la France
Martin, Jacques : mort pour la France
Moulin, Jean : mort pour la France
Morrison, Jim : mort pour la transe
Oussekim, Malik : mort pour la France
Piaf, Edith : morte, c’est pas d’chance
Queneau, Raymond : mort d’expériences
Rimbaud, Arthur : mort en errance
Sirven, Alfred : mort pour l’essence
Térésa, Mère, morte d’indigence
Vian, Boris, mort d’excellence
Vuillemin, Grégory : mort d’innocence
Wilde, Oscar : mort d’ignorance

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