Accueil Date de création : 23/03/08 Dernière mise à jour : 26/10/09 16:48 / 530 articles publiés
 

Radio Olé-Olé  (Toute la musique) posté le mardi 13 octobre 2009 20:57

Décidément ! J'en entends des choses ! Vous connaissez ça, vous ? Quand c'est sorti, j'avais moins un an.

Marrant, on dirait presque un truc écrit par Gainsbourg pour France Gall... Mais donc non, c'est Delphine...

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Beds are burning  (Toute la musique) posté le lundi 12 octobre 2009 20:28

Alors voici l'original.

Dire qu'à l'époque, il y a presque une vingtaine d'années, le message m'était passé complètement au-dessus. Donc. L'intégration de The Beds are Burning a été supprimée. Il vous faudra donc faire l'effort de cliquer sur ce lien pour y faire un tour. Donc on est bien d'accord, c'est bien Midnight Oil, et pas R.E.M. hein.

Les lits qui brûlent

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Dites-le avec des fleurs  (La prose) posté le lundi 12 octobre 2009 19:52

— Oh ben dites-moi, Monsieur Pierre ! Mais qu'est-ce qu'il vous est donc arrivé ?
— Si je vous le disait Madame Auclesse..
— Mais c'est affreux, tous ces pansements ! Vous ne souffrez pas trop, au moins ?
— Madame Auclesse, c'est surtout le moral qui ne va pas trop, figurez-vous. Enfin...

Monsieur Pierre — c'est son prénom — signifiait là, par cet "enfin" soupiré que le sujet était clos. Comme souvent, il avait franchi le seuil de Madame Auclesse — c'est son nom de famille — fleuriste de son état, pour y faire l'emplette de quelque bouquet. Mais aujourd'hui, voilà qu'il se présentait à elle la tête couverte de bandages, sanguignolants à certains endroits.

— Madame Auclesse, auriez-vous l'amabilité de faire livrer une treizaine de roses à mon épouse, sur son lieu de travail. Tenez, voici l'adresse
— Avec joie, Monsieur Pierre. Pas de mot, comme d'habitude ?
— Justement si. Mettez une carte avec, noté dessus : "Bon anniversaire".
— Ah bon ? C'est aujourd'hui son anniversaire alors ? Elle va sans doute apprécier.

Pierre relève alors un peu la tête, montre du doigt ses pansements et lâche à la fleuriste : "Justement, non. C'était hier..."

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Hé ben dites donc...  posté le lundi 12 octobre 2009 19:38

Je suis tombé aujourd'hui à la radio sur cette chanson olé olé, qui m'a attiré les oreilles. J'écoute radio olé olé tous les jours. A cause du taureau, puisque d'une part je suis bélier, et d'autre part, j'aime une reine.

Eh ben dites donc, j'ai pas été déçu. Ben si je m 'attendais à ces mots dans la bouche de Colette Renard... Une chanson de 63 ! Je ne sais pas quel a été son avenir, à la chanson, radiophoniquement parlant, mais quand je pense que quelques poignées d'années après, Tante Yvonne avait tenté de faire censurer aux télés et radios diffusions à Pierre Perret ses célèbres Jolies colonies de vacances...

Donc hein, pardonnez-moi l'envoi, je ne suis pas l'auteur. Je n'en aurais pas été capable. J'aurais pas eu les couilles.

Oh ! Colette !

Les nuits d'une demoiselle
by Colette Renard

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Prohibition  (La prose) posté le mardi 06 octobre 2009 20:35

Je connais bien Bogart. Combien de fois je l'ai entendu dire : "Hè ! Faut qu'on malte, hè !" Un genre d'expression codée utilisée par lui lorsqu'il se rendait compte que ses stocks étaient proches de zéro et qu'il était temps de ressortir l'alambic pour une séance de production de whisky maison. Ah oui, je vous ai pas dit, ce n'est pas de la star de cinéma dont il est question ici. Oui, je sais... j'avais pas précisé. Mais hé, ho ! J'ai dit : "Je CONNAIS bien Bogart" et non "J'ai bien connu Bogart". Bon, notez bien que j'ai fait exprès d'un peu vous enduire d'horreur, parce qu'utiliser le présent aurait pu vouloir signifier "je connais bien la carrière d'Humphrey", mais non. Je vous ai bien eu, n'est-ce pas ?

Quoi qu'il en soit, Bogart est bel et bien vivant (enfin, pour le moment et ce que j'en sais). Je l'ai rencontré dans son ranch, comme il dit — mais je dirai plutôt sa cabane — en Oklaho... en Oaklhaom... en Aucklaho... en Hocla... au Lichtenstein Occidental, ou au Canada si vous préférez, franchement hein, ça n'a aucune espèce d'importance de toutes façons. Et donc, c'est un bouilleur de cru. D'aucuns disent que "bouilleur de cru", c'est une contrepétrie, mais bon, brouilleur de cul, ça veut pas spécialement dire grand chose, vous en conviendrez, et pour qu'une contrepétrie mérite vraiment de porter ce nom, faut quand même que ça veuille dire un truc qu'est vrai, évident... Que ça colle parfaitement, quoi. Et là, c'est vrai que c'est un peu tiré par les cils de la tête. Brouiller des culs ! Des œufs, je veux bien, ou bien encore la vision, mais des culs ! Qu'on vous brouille l'entendement, passe encore... Encore que je devrais plutôt dire qu'on vous brouille l'écoute, ça serait plus juste. Ou alors... Ou alors... Ou alors il faudrait adhérer à une théorie que je propose à l'instant qui serait que brouilleur, ça viendrait du verbe brouiller et qui, en l'occurence, voudrait dire passer au brou de noix. Là, je veux bien. Du coup, ça désignerait une sorte de bizuteur professionnel ou je sais pas quoi du même tonneau. "Qu'est-ce que tu fais, là ?". "Ben tu vois bien, je brouille les fesses du p'tit nouveau !". "Ah ouais, d'accord... J'avions pas vu, s'cuse hein."

Donc, revenons à nos tonneaux, donc, justement...

...

A moins que... A moins qu'on intervertisse encore quelques lettres. Et ça pourrait nous donner "un brûleur de couilles". Mais bon, déjà on a rajouté un l qui n'était pas là à l'origine. On est dans du phonétique. Et puis bon, si l'expression est correcte, au contraire du bizuteur, brûleur de couilles c'est pas ce que j'appellerais une occupation courante. Si ça l'est, je suis en tous cas fort soulagé de ne jamais avoir cotoyer un  personnage qui se serait adonné à ce genre de pratiques. En tous cas pas sur moi. Non, franchement, il faudrait éventuellement remonter à l'inquisition, lorsque sorcières, impies, infidèles, traîtres étaient soumis à la question dans des caves humides, obscures et bien insonorisées. Aujourd'hui, des studios de répèt', quoi. Et puis, pour les sorcières, je suis pas sûr... Fallait à mon avis qu'elles soient dotées de trucs effectivement relevant de la sorcellerie pour qu'on leur brulat les œufs... A ben tiens ! Revoilà nos œufs brouillés, justement ! La boucle est bouclée.

A ce propos, un jour, si vous êtes sages, faites-moi penser à vous raconter cet épisode de ma vie parfaitement véridique où je me suis fait brûler les couilles par la faute d'un grand dadais. Mais bon, je devais avoir dans les six ou sept ans, et à l'époque, je savais même pas que c'étaient des couilles ! C'étaient des boules. Donc ça compte pas pour le sujet de ce dont on cause.

Et puis, n'importe comment, le sujet de ce dont au cause, c'est pas les brûleurs de couilles je vous ferais remarquer, c'est Bogart, bouilleur de cru de son état. N'essayez pas de me faire perdre le fil, hein !

Donc, Bogart bouillait du cru. Me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, hein. Ça veut pas dire qu'il était assis sur des charbons ardents ou un truc dans le genre. Arrêtez avec ça, on s'éloigne du sujet. A la différence de, par exemple, les trafiquants de drogue, dont on dit qu'ils ne s'amusent pas à consommer de la marchandise dont ils font commerce parce qu'ils sont plus fûtés que leurs clients, Bogart vendait son alcool, beaucoup car il était réputé fameux, et en buvait, en quantité pratiquement égale. Donc, on peut dire qu'il en vivait, et qu'il en mourrait aussi, probablement. Souvent, en pensant à lui, je me demande se qu'il serait devenu si il n'avait pas sombré dans cette maladie ainsi que dans l'illégalité de ses activités. Oui, j'y pense et je me demande : mais quel homme f'rait Bogart ?

Bogart, il vit avec l'amour de sa vie, comme il dit. Lauren, qu'elle s'appelle. Elle est restée avec lui malgré tout. Malgré la clandestinité, malgré ses cuites chroniques qui font qu'il ne se rappelle jamais ce qu'il lui a dit la veille. Malgré tout. Elle est aux petits soins pour lui, fidèle, amoureuse, encore. Malgré tout. Lorsqu'il s'esquinte (de tout, mais c'est à cause d'H1N1, et de rien) les mains, par exemple, abîmées de charrier d'une part les sarments qu'il place à brûler sous le cornu, et d'autre part à transbahuter les gallons de grès pleins du précieux liquide, et que ça lui file des cloques aux paumes, elle vient souffler dessus et aussi les tapoter. Lui, alors, il dit que Lauren bat cals. Il en a de ces sacrées, je vous jure !

Côté sexe, entre eux, c'est pas trop ça par contre. Lauren, elle serait plutôt du genre demandeuse, et lui plutôt du genre qui peut plus. C'est pas pour autant qu'elle irait voir ailleurs hein. Pas son genre. Mais elle aime bien par contre feuilleter des revues un peu coquines. Hotness, surtout. Celui là, elle l'aime bien. Alors, de temps en temps, quand Bogart est affairé à ses activités illicites et souvent nocturnes, pendant ce temps là, elle lit Hotness. Et elle pense à Robert Stack, évidemment.

Un cochon, on dit qu'il couine, ou qu'il grogne... Chez eux, chez Bogart et Lauren, ils disent qu'il gouasse. Marrant. Je sais pas pourquoi. Je sais pas pourquoi je vous dis ça, non plus. Ah si ! C'est à cause que la dernière fois que je les ai vu, c'était pile au moment du nouvel an, en 2007, en Oklaho... en Oaklhaom... en Aucklaho... en Hocla... au Lichtenstein Occidental, ou au Canada si vous préférez, franchement hein, ça n'a aucune espèce d'importance de toutes façons. Moi, j'étais là-bas, loin des miens, alors je comptais rien faire de spécial. Alors Bogart, il m'a dit : "Ben reste là avec nous ! Comme tous les ans, on va faire un cochon. Tu verras, Lauren, c'est sa spécialité de chez spécialités. Allez quoi ! Reste avec nous." Donc je suis resté. C'est ce jour là qu'il m'a fait visiter ses installations toutes neuves. Et puis, du hangar, il a entendu des cris. Et c'est là qu'il m'a dit : "Ah ! Elle s'est mise au repas de fête. Ecoute ! Le porc de l'An gouasse." Mais je sais pas pourquoi je vous raconte tout ça.

La semaine prochaine, je vous dirais comme je connais bien la Comtesse de Ségur.

 

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