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Les rimes

L'araignée et l'abeille  (Les rimes) posté le lundi 30 mars 2009 09:55

Dans sont atelier de tissage
Protégé par les hautes herbes
Une araignée à son ouvrage
Créait des vêtements superbes

Tout en confectionnant
Les habits parmi les plus frime
Elle échaffaudait des plans
Pour piéger d'innocentes victimes

Ce matin une petite abeille
Toute de rayures vêtue
Des antennes jusqu'aux orteils
Passait justement à sa vue

Bonjour, bonjour, ma toute belle
L'apostrophe ainsi l'araignée
Approchez donc, Mademoiselle
Allons, je ne vais pas vous manger

Voyez un peu mes confections
Ne les trouvez-vous pas divines ?
Essayez, essayez-les donc
Veuillez passer en cabine...

L'abeille naïve ne se méfie pas
A la mode elle ne peut résister
Elle tire le rideau de soie
Et la voila bien engluée

Ah ah ! Tu es ma prisionnière
Ce n'est pas la peine de crier
Voici venue ton heure dernière
A présent je vais te manger

C'était sans compter l'idiot du village
Qui passait avec sa tondeuse
Et qui mixa dans un carnage
La proie et sa prédateuse.

Moralité :
La nature est toujours cruelle
Aussi faut-il faire attention
Si l'on veut rester la plus belle
Et vérifier si le benêt tond.

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Dame Gerbille et la lampe  (Les rimes) posté le samedi 28 mars 2009 19:15

Sous le soleil, en plein désert
Dame Gerbille mourant de soif
Ne sachant plus très bien quoi faire
En dernier recours interroge les girafes

Mesdames, leur dit-elle
Vous qui avez de si longs cous
Faites-vous sentinelles
Et dites-moi, que voyez vous ?

N'y a t-il point là-bas, au loin
Quelque source désaltérante
Une mare, une flaque, ou juste un point
Empli d'une eau rafraîchissante ?

Làs, Madame Gerbille
Ne distinguons rien de la sorte
Rien qu'une petite chose qui brille
Voulez-vous que l'on vous y porte ?

Je n'osais vous en faire requête
Car hélas je ne puis plus arquer
Et rien que de marcher un mètre
Je pourrais sitôt m'écrouler.

Ainsi partit notre équipage
Vers l'étrange point lumineux
Il n'y avait point besoin de sablage
Dans le désert, ça gèle très peu

Arrivée à destination
Dame Gerbille fit toboggan
Elle glissa au sol sur le fion
Jusqu'à l'objet luminescent

Il s'agissait d'une lampe à huile
Qu'elle frotta illico presto
Un Génie en habit de ville
En sortit pareil aussitôt.

Dame Gerbille, faites un vœu
J'ai le pouvoir de l'exaucer
Dit le Génie fort poussiéreux
Depuis si longtemps enfermé

Génie, remplissez mes gourdes
D'eau fraîche, car je n'en puis plus
J'ai tant soif que j'en devient sourde
Aveugle et muette, je vais mouru

Etes-vous bien sûre de vouloir
Que j'engrosse ces quadrupèdes ?
Je n'vois pas l'intérêt de l'histoire
Et d'autres que vous attendent mon aide

Mais non, allons, sombre crétin !
Je ne parlais pas des girafes
Mais des récipients qu'j'ai à la main
Magnez-vous où j'vous file une baffe !

Aussitôt dit, aussitôt fait
Et notre Génie s'exécute
Les récipients s'emplissent d'un trait
Tandis qu'il disparaît d'un "Pffut"

D'abord joyeuse, Gerbille déchante
De ne pouvoir soulever les gourdes
De toutes ses forces elle tire, elle tente
Mais elles sont devenues trop lourdes

La voilà ainsi condamnée
Si elle veut boire pour survivre
De rester sur place à jamais
A côté de la lampe de cuivre.

Moralité :
Quand on laisse le Génie faire, l'eau pèse.

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Mon, Ton, sont. Mais Mon un peu moins.  (Les rimes) posté le dimanche 07 décembre 2008 14:15

Désaimer son enfant
Chair de sa chair, sang de son sang
Est fort et grand malheur
Nous l'allons montrer dans une heure

Madame et Monsieur Nos
Ont deux charmants bambins
Mais ils se trouvent sots
De préférer le benjamin

L'aîné prénommé Mon
Fut aimé comme un Dieu
A l'arrivée de Ton
Pour lui on a que d'yeux

Mon se sent seul, abandonné
Tandis que pour son frère
L'on pourrait tout donner
Il n'a plus père ni mère

Moralité :
Quand Ton nait, Mon ne compte pas

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La rançon  (Les rimes) posté le mardi 24 juin 2008 11:37


Evidemment, toi et ta manie
De toujours laisser les portes ouvertes
De ne faire attention à rien
De te moquer des courants d'air

Maintenant, sauvé le canari
Renversées nos belles plantes vertes
Trempé de pluie le papier-peint
Sans parler du verre brisé par terre

N'as tu pas pensé un seul instant
Aux catastrophes, aux conséquences
Songé au pire, mais non, vraiment
On se demande à quoi tu penses

Tu aurais tout aussi bien pu
Envoyer des invitations
A tous les voisins du quartier
Qu'ils viennent se servir carrément

Un jour tu verras, j'en ai bien peur
On pourrait fort bien m'enlever
Tu feras rentrer un kidnappeur
Qui ne demandera qu'à m'emmener

Tu souris bien sûr, comme toujours
Mais dis toi bien mon p'tit chéri
Qu'il pourrait me parler d'amour
Ou me faire les pires des saloperies

Je pourrais peut-être aimer ça
On pourrait même s'enfuir très loin
La rançon serait trop grosse pour toi
Tu n'en auras plus les moyens

N'as tu pas pensé un seul instant
Aux catastrophes, aux conséquences
Songé au pire, mais non, vraiment
On se demande à quoi tu penses

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Les graines  (Les rimes) posté le samedi 24 mai 2008 03:52

Les graines que l'on sème
Vont là où le vent les mène
Le vent que soufflent les jardiniers

Jusqu'à ce qu'elles puissent germer


Les graines que l'on sème
Se nourrissent de ce qu'on les aime
Et s'aiment entre elles quoi qu'elles en disent
Malgré leurs disputes, leurs bêtises


Les graines que l'on sème
Nous causent parfois bien des problèmes
Nous empêchent de nous éloigner
Pour les surveiller, les soigner


Les graines que l'on sème
Nous rendent souvent la peau blême
Toujours on doit les protéger
De peur du pire à arriver


Les graines que l'on sème
Font de nos vies tout un poème
Une aventure de tous les jours
Où poussent dans nos cœurs de l'amour


Les graines que l'on sème
Sont différentes et sont les mêmes
Elles nous diront qu'elles nous ressemblent
Et c'est pour elles que nos mains tremblent


C'est grâce à nos graines que l'on s'aime
Et même si un jour nos cœurs saignent
Nous leur donnerons tous nos soleils
Jusqu'au printemps de leur éveil


Les graines que l'on sème
A leur tour feront d'autres graines
Qui sait, serons-nous encore là
Pour les aimer comme toi et toi.

 

_______________________

 

Novembre 2007

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