Dans sont atelier de tissage
Protégé par les hautes herbes
Une araignée à son ouvrage
Créait des vêtements superbes
Tout en confectionnant
Les habits parmi les plus frime
Elle échaffaudait des plans
Pour piéger d'innocentes victimes
Ce matin une petite abeille
Toute de rayures vêtue
Des antennes jusqu'aux orteils
Passait justement à sa vue
Bonjour, bonjour, ma toute belle
L'apostrophe ainsi l'araignée
Approchez donc, Mademoiselle
Allons, je ne vais pas vous manger
Voyez un peu mes confections
Ne les trouvez-vous pas divines ?
Essayez, essayez-les donc
Veuillez passer en cabine...
L'abeille naïve ne se méfie pas
A la mode elle ne peut résister
Elle tire le rideau de soie
Et la voila bien engluée
Ah ah ! Tu es ma prisionnière
Ce n'est pas la peine de crier
Voici venue ton heure dernière
A présent je vais te manger
C'était sans compter l'idiot du village
Qui passait avec sa tondeuse
Et qui mixa dans un carnage
La proie et sa prédateuse.
Moralité :
La nature est toujours cruelle
Aussi faut-il faire attention
Si l'on veut rester la plus belle
Et vérifier si le benêt tond.



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